Le texte ci-dessous est le background de Nysalor Lunar, Clerc que je jouais sur le jeu en ligne "Dark Age Of Camelot".
Prydwen, petit fort placé au sud des collines de Camelot, près du pont portant le même nom, dernier rempart contre les vils brigands et dangereuses créatures hantant les vastes plaines de Salisbury.
Tranquillement assis sur une chaise, un vieil homme allume sa pipe et regarde en souriant l’aventurier installé devant lui.
« - Ainsi donc, vous voulez que je vous raconte l’histoire de ce jeune homme qui a grandi sous ma protection ? , demande le vieillard.
- En effet, son histoire m’intéresse beaucoup.
- Alors, installez-vous confortablement et prenez un autre verre, le récit risque d’être long. »
« Nysalor est venu au monde ici, dans le fort Prydwen, sur une des couches situées dans la pièce à côté de celle où nous nous trouvons. Sa mère était une serveuse, travaillant pour l’auberge de Cotswold. Un soir, elle est arrivée au fort, en sueur, elle était sur le point d’accoucher et avait fait le trajet de Cotswold jusqu’ici. Elle devait être partie précipitamment, nous semblait-il a l’époque, car elle n’avait pas pris la peine d’emmener quelques affaires avec elle. Nous l’avions reçu du mieux que nous le pouvions, car le fort n’était pas vraiment équipé pour aider à un accouchement (il ne l’est toujours pas d’ailleurs, mais ce n’est qu’une anecdote). Heureusement, Frère Maynard, notre guérisseur, était encore présent dans le fort, il put alors s’occuper d’elle.
La jeune femme était fatiguée et délirait. Elle racontait qu’elle avait dut s’enfuir de Cotswold pour échapper au géniteur de l’enfant, un homme très violent qui l’avait violé quelques mois auparavant et qu’il était revenu pour lui enlever ce bébé, il l’avait frappée à mort et elle ne dut son salut qu’à l’intervention d’un badaud qui passait par hasard dans les parages.
Elle prit alors la fuite et alla se réfugier à Prydwen, espérant y trouver de l’aide.
De l’aide, elle en trouva, du réconfort aussi, malheureusement cela ne suffit pas, elle trouva la mort en mettant au monde son enfant.
J’ai alors décidé de m’occuper de lui. Il avait perdu sa mère, je ne pouvais pas l’abandonner. Nous l’avons donc élever, ma femme et moi comme si il était notre propre fils. Nous l’avons alors appelé Nysalor, c’était le nom de mon grand-père, homme juste et bon, mort en essayant de sauver une famille d’une maison en flammes. J’avais pensé qu’en lui donnant ce nom, il hériterait des qualités dont faisait preuve mon grand-père. Et quelque part, je pense que cela a été le cas.
Nysalor a donc grandit à Prydwen, au milieu des gardes et des marchands d’armes. Cela aurait logiquement dut l’attirer vers les armes et les combats, mais curieusement, cela ne fut pas du tout le cas. Souvent, il allait se promener sur les remparts du forts et il aimait scruter l’horizon, et bien sûr, il observait toutes les jeunes recrues combattant les créatures avoisinantes au fort et il n’aimait pas ça. Il n’était pas rare qu’il descende de ces remparts pour courir au secours d’un animal blessé par un combattant avide de pouvoir, ce qui causait certains problèmes, problèmes réglés amicalement par la suite.
Sœur Gwendolyn, l’instructeur Acolyte du fort, ne manqua pas de remarquer l’engouement du jeune garçon à prodiguer des soins et décida, après avoir demandé mon accord, de le prendre sous sa coupe afin de lui dispenser une instruction d’Acolyte, lui ouvrant la voie des soigneurs d’Albion et plus particulièrement de l’Eglise.
C’est ainsi que Nysalor commença son apprentissage. Il fut émerveillé en découvrant ses dons de soigneur, il fallait le voir parcourir toute la région distribuant ses soins et ses bénédictions à tous les aventuriers qui passaient près de lui, j’en rigole encore en y repensant.
Comme on pouvait s’y attendre, il atteignit sans trop de problème son 5e cercle d’apprentissage et il était temps pour lui de se rendre à l’Eglise de Camelot afin de commencer sa formation de Clerc.
Nous étions, ma femme et moi, à la fois heureux et triste. Heureux pour notre enfant, devenu un beau jeune homme, car nous savions qu’il allait faire de grandes choses ; mais aussi triste, car nous savions aussi au fond de nous que nous risquions de ne plus jamais le revoir, même si Nysalor nous fit la promesse qu’il reviendrait nous voir de temps en temps.
Nous le laissions donc partir en direction des portes Est de Camelot et tandis qu’il disparaissait peu à peu de notre champ de vision au fur et à mesure qu’il s’éloignait, je ne pu m’empêcher de verser une larme…. Comme les séparations peuvent être douloureuses parfois.
Depuis, Nysalor a réussi sa formation et est devenu un clerc, membre de la Sainte Eglise d’Albion, et il parcourt le royaume à la recherche de compagnons à aider et à soigner lors de dangereuses mais néanmoins palpitantes aventures.
Le temps a passé, ma femme est décédée suite à une terrible maladie et il ne me reste que Nysalor, parti dans des contrées lointaines mais toujours proche dans mon cœur.
Il repasse de temps en temps par ici, comme il me l’avait promis, et me raconte ses aventures que j’écoute avec grand plaisir. La nouvelle de la mort de sa mère adoptive l’a profondément attristé et il passe souvent à l’Eglise de Camelot ou à l’abbaye de Vestuta pour prier pour le repos de l’âme de sa mère et il passe régulièrement au cimetière pour poser une gerbe de fleurs sur sa tombe.
En ce moment, je ne sais pas où il peut être, mais je sais que quoi qu’il fasse, il apportera toujours bonheur et réconfort autour de lui, je le sens au fond de moi. »
Le vieil homme rempli son verre et le boit d’une traite. Il le repose ensuite sur la table et tire une bouffée de sa pipe.
« - Voilà donc toute l’histoire. Celle d’un jeune homme adopté devenu membre de l’Eglise.
- Merci bien, monsieur. C’était un bien beau récit. Vous devez être fier d’avoir un enfant pareil.
- En effet, vous avez raison.
- Il est temps pour moi de prendre congé, Au revoir messire et encore merci.
- Au revoir. »
L’aventurier se lève et quitte la pièce en faisant un dernier signe au vieillard. Une fois à l’extérieur du fort, il s’arrête quelques instant, regardant vers l’horizon.
« Ainsi donc, cet enfant est encore vivant….
J’ai eu du mal à retrouver sa trace, cette satanée serveuse avait bigrement bien réussi à m’ échapper et sa mort au moment de l’accouchement n’a évidemment rien arrangé.
Mais je tiens enfin une piste et je compte bien la suivre jusqu’au bout. Fais attention, Nysalor, tu m’appartiens et tu me m’échappera pas. »
L’homme sourit et marche droit devant lui, disparaissant peu à peu dans un bois voisin.
Derniers Commentaires